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Le besoin d’évacuation : les mots (partie 2)

 

On connaît l’importance d’être authentique et de dire ce que l’on pense. Bien évidemment, toute vérité n’est pas bonne à dire. Les mots retenus forment des déchets psychologiques solides (notre 💩psychologique!) qu’on doit évacuer.

 

Quand doit-on évacuer les mots contenus?

On n’évacue pas chaque fois qu’on termine un repas, car on peut accumuler nos déchets physiques solides. On les emmagasine, puis on va à la toilette quand on a envie.

Avec les mots que l’on retient, c’est un peu la même chose. Ils s’accumulent dans notre entrepôt à émotions. C’est un peu comme un intestin psychologique. Quand il est rempli et qu’une évacuation est nécessaire, il nous envoie des signaux pour nous en informer. Entre autres :

  • Les mots tournent dans notre tête.
  • On développe une antipathie pour la personne en question.
  • Nos sentiments (amour, amitié, appréciation) envers elle s’éteignent petit à petit.
  • La seule présence de l’autre nous énerve.

Plus on accumule de réactions face à l’autre, plus ces symptômes s’installent et s’intensifient.

 

Évacuer ses déchets psychologiques physiques : oui. Mais pas n’importe comment.

Une diarrhée verbale ne t’aidera pas. Pense à comment tu te sens lorsque tu as la gastro… Pas bien du tout. Alors, comment évacuer?

Il suffit de dire ce qu’on n’a pas dit. Toutefois, on doit respecter 4 critères importants pour que l’évacuation soit réussie :

  • Dire à haute voix ce qu’on pense;
  • À la personne concernée;
  • Sans qu’elle soit présente;
  • Sans censure. 

Oui, oui, tu as bien lu : tu dois parler seule à haute voix? Je sais que cette technique peut t’incommoder au début. Les premières fois que tu l’essaieras, ça se peut que tu ressentes de la gêne ou un certain inconfort. Mais je te rassure : pour la majorité des gens, l’essayer, c’est l’adopter.

 

❗️Attention❗️

Ventiler n’est pas évacuer. Ventiler, c’est dire à haute voix, mais à une autre personne que celle concernée. Par exemple, tu as ravalé tes paroles devant ton patron et tu en parles à ta collègue. Ou bien ton amoureux te fait suer ces temps-ci et tu te vides le cœur en allant prendre un café (ou une 🍷) chez une amie.

Si nous poursuivons la comparaison avec l’évacuation des déchets physiques, ventiler, c’est comme avoir un gaz. Péter!  Sur le coup, on ressent un soulagement, mais après 20 à 30 minutes, si on n’a pas évacué, on devra ventiler à nouveau.

Le même phénomène se produit avec l’évacuation des déchets psychologiques solides (les mots ravalés)!  Fais-en l’expérience pour voir. La prochaine fois qu’une personne t’utilisera pour ventiler ses réactions, écoute-la, bien sûr, mais observe ce qui se passe. D’abord, elle se sentira moins tendue et pourra ensuite changer de sujet. Mais dans 20 à 30 minutes, elle reviendra sur le sujet et recommencera (elle va re-péter)!

 

Qu’est-ce qui arrive si on n’évacue pas?

J’ai une amie au secondaire qui était incapable d’aller aux toilettes à l’école. Elle se retenait toute la journée. Résultat? Elle avait très souvent mal au ventre et elle a fini par souffrir de constipation.

Alors, quand on néglige d’évacuer nos déchets psychologiques, on risque l’usure de contention. En fait, on devient usé à force de se contenir, ce qui peut entraîner divers symptômes : irritabilité, impatience, impulsivité, perte d’empathie, tensions physiques, fatigue, insomnie (le petit hamster court toute la nuit), difficulté de concentration et d’attention. Ce sont tous des symptômes qui peuvent apparaître lorsque l’on contient trop longtemps nos réactions.

La prochaine fois que tu ravaleras des paroles et que tu commenceras à avoir des signaux ou des symptômes d’usure de contention, vide ton entrepôt à émotions... même si la technique que je te propose te paraît étrange. Tu pourras constater les résultats rapidement par toi-même.

 

Lire aussi : Le besoin d’évacuation : les larmes (partie 1)

 

Un muscle de l'estime de soi

Savais-tu qu’il existe 30 muscles à développer pour booster ton estime de soi? Ces muscles sont répartis en 7 catégories :

  • Me traiter avec bienveillance
  • M’entourer avec soin
  • Être fidèle à mes émotions
  • Être fidèle à mes besoins
  • Être fidèle à mes limites
  • Être fidèle à mes valeurs
  • Être fidèle à mes rêves et inspirations

Lorsque tu évacues tes mots, tes déchets psychologiques solides, tu es fidèle à tes besoins, alors tu gagnes des points d’estime de soi.

 

Tu veux connaître les 30 muscles de l’estime de soi?

Découvre-les dès maintenant.

 

(Adaptation d’un article paru dans le Journal de l’Est, le 18 avril 2017)

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