Le besoin d’affection n’est pas une maladie!

Besoin d'affection

Le besoin d’affection n’est pas une maladie!

Tu préfères m'écouter que me lire?

Cet article est paru dans le Journal de l'est, le 4 avril 2017

Le besoin d’affection n’est pas une maladie!

Lors de ma dernière chronique (Les émotions : Alliées ou ennemies?), j’ai annoncé une série sur les 4 besoins dont on doit s’occuper pour assurer notre équilibre psychologique : l’affection, l’évacuation des déchets psychologiques (larmes et mots contenus), le ressourcement et le repos.  Lorsqu’un de ces besoins est en déficit trop longtemps, on perd l’équilibre et éventuellement, on devient en mode survie!  En premier lieu, nos émotions nous en informent, ensuite elles augmentent en intensité pour nous aviser de l’urgence d’agir.  Lorsque l’on n’agit pas, les symptômes s’en mêlent (anxiété, insomnie, tensions physiques, etc.) et tant qu’on ne rétablit pas notre équilibre, notre état continue de se détériorer.

Je débute donc cette série sur les besoins par l’affection.  En effet, tous les humains ont besoin d’affection.  Lorsque l’on en manque, on devient généralement triste (alarme 1).  Si on tolère ce manque sans aller se nourrir d’affection, on devient habituellement déprimé (alarme 2).  Tant qu’on néglige notre besoin d’affection, ces alarmes augmentent en intensité pour nous aviser de l’urgence de la situation.

Où peut-on trouver de l’affection?  On ne peut « s’autonourrir » d’affection ; c’est auprès des autres qu’on peut se nourrir!  Quels autres?  Ami(e)s, famille, conjoint(e), etc.  Est-ce que tous les amis sont affectivement nourrissants?  Toutes les familles?  Tous les conjoints?  Évidemment non!  Il y a, en effet, des relations riches en affection et d’autres qui sont très pauvres.  C’est comme dans la nourriture, il y a des aliments nourrissants et d’autres non!

Alors, comment reconnaître une relation riche en affection?  Pour qu’un lien soi nourrissant en affection, il doit contenir plusieurs éléments : de l’attention, de l’écoute, du respect, du support, des contacts physiques affectueux et de la considération.  Plus vous retrouvez de ces éléments dans une relation, plus elle est potentiellement nourrissante en affection!

L’attention et l’écoute doivent durer au moins 20 à 30 minutes pour que la dose d’affection soit significative.  En plus, ces minutes doivent être consécutives, sans rupture de contact!  Recevoir 10 fois 5 minutes d’attention ou d’écoute ne comble pas le besoin.

Le respect doit porter sur différentes choses : vos émotions, vos besoins, vos limites, vos valeurs, vos aspirations, vos opinions et vos choix.  Il ne s’agit pas d’être d’accord mais de respecter.

Le support doit, quant à lui, être directement relié à vos demandes d’aide.  Recevoir du support sur une dimension où vous n’en avez pas besoin peut irriter plus qu’autre chose et généralement, il mène à se sentir infantilisé.  Pour se nourrir d’affection par le support, il est nécessaire de savoir demander et de savoir recevoir!  Les autres ne peuvent deviner notre besoin de support, il faut le demander.  Et lorsque l’on nous en donne, il faut savoir l’accepter.

Le contact physique affectueux, pour nourrir, doit durer au moins 30 secondes.  Voilà une option quand on n’a pas le temps pour un 20 à 30 minutes d’attention et d’écoute! Il s’agit ici d’un câlin, d’une main sur l’épaule ou d’une caresse dans le dos!  Ces gestes ne doivent pas être mécaniques mais bien habités d’affection pour être nourrissants.

Enfin, la considération.  Une personne qui me considère, c’est une personne qui tient compte de moi concrètement dans ses comportements : de ce que j’aime, de ce que je n’aime pas, de mes peurs, de mes préférences, etc.  Les paroles et les intentions sont bien peu nourrissantes en affection.  Imaginez que vous avez faim et que je vous nomme des plats (Steak! Poulet!).  Non seulement cela ne vous nourrit pas mais ça augmente la sensation de manque!  Les mots « Je t’aime » et « Tu es important pour moi », s’ils ne sont pas accompagnés de gestes concrets de considération, font le même effet!

La prochaine fois que vous serez triste (alarme 1) ou déprimé (alarme 2), faites l’essai d’aller vous nourrir d’affection!  Vous pourrez constater par vous-même les résultats!

Ne me croyez pas sur parole, essayez-le!

Karène Larocque, Semeuse d’engrais pour humain!

La semaine prochaine :  Le besoin d’évacuation partie 1 : Les larmes!

Trucs et astuces

Tous les articles!

Simplement Humain à CIEU-FM

Toutes les capsules radios!

Événements à venir

Conférences, formations & ressourcement!

Abonnez-vous pour ne rien manquer!

Conférences, formations, chroniques radios, capsules vidéos, textes, etc.

* Information requise

Voir les archives.

Comments

  1. […] série sur les 4 besoins dont on doit s’occuper pour assurer notre équilibre psychologique : l’affection, l’évacuation des déchets psychologiques (larmes et mots contenus), le ressourcement et le […]

  2. […] je réfère à nos besoins psychologiques de base.  Mon expérience me mène à en identifier 4 : L’affection, l’évacuation de nos réactions retenues (larmes et mots), le ressourcement (renouveler nos […]

  3. Reply

    Merci d’avoir OSÉ changer d’orientation de carrière pour prendre soin de notre SANTÉ PSYCHOLOGIQUE COLLECTIVE, SIMPLEMENT en nous rassurant que nous sommes HUMAINS avec les incompréhensions et les doutes qui viennent avec…

    Tu es l’unique HUMAIN à avoir SIMPLEMENT autant de CHARISME. Grâce à toi, la Baie-des-Chaleurs, pourrait devenir la Silicone-Valley du Québec en matière de santé mentale ! IMAGINE, juste en économies en frais de santé, tu serais  »la MAÎTRE À PENSER » dans notre société moderne…

    NE ME CROIS SUR PAROLES….

    • Reply

      Quelle belle mission… j’ai un tel plaisir! Merci de prendre le temps de m’exprimer votre appréciation! 🙂

  4. […] Chaleur humaine : Recevoir de l’écoute, du respect, de la considération, de l’attention, un contact physique affectueux, etc. […]

  5. […] À lire : Le besoin d’affection n’est pas une maladie! […]

  6. […] série sur les 4 besoins dont on doit s’occuper pour assurer notre équilibre psychologique : l’affection, l’évacuation des déchets psychologiques (larmes et mots contenus), le ressourcement et le […]

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *